14 décembre 2006
Le forum "Collabotex" pour une diversification du sourcing textile
Afin de sécuriser l'approvisionnement de textile l'Europe a mis en place fin 2006 le forum "Collabotex" à Tanger, réunissant les fédérations des professionnels de l'industrie textile de la Jordanie, de la Tunisie, de la Syrie, du Maroc, du Liban, de l'Egypte, de la Turquie. Le principal objectif de ce forum est de faire émerger des alliances transversales entre les entreprises du secteurs textile de ces pays pour fabriquer des produits de qualité concurrançant les produits textiles chinois. Ce forum exprime d'une part la forte volonté de l'Europe de ne pas être dépendant d'un seul et unique pays, à savoir la Chine, en matière d'approvisionnement textile et d'autre part le désir des pays méditérranéens de renforcer et dynamiser leur industrie textile.
La possibilité d'une prolongation du délai des quotas imposés à la Chine a été évoqué lors du forum. Les pays membres du Forum ont argumenté sur le non-respect de la promesse faite à l'OMC par la Chine lors de son adhésion quant à l'autorégulation de ses exportations. Il est évident que la prolongation des quotas sur le textile laisserait un temps non négligeable au sept pays méditérranéens pour réorganiser le secteur et contrer la concurrence chinoise. La réorganisation devrait en effet porter sur une modernisation de la gestion, des chaînes de production et des systèmes informatique afin mettre l'accent sur la qualité des produits exportés. Ce nouvel avantage concurrentiel permettrait aux sept pays méditérranéens de se démarquer des produits chinois trop souvent bas de gamme et bon marché. L'Europe serait à terme moins dépendante des textiles chinois, bénéficiant d'une nouvelle zone d'approvisionnement textile lui garantissant des délais de livraison plus court.
Source: Albayane
30 novembre 2006
Le textile chinois au Canada
La fin des Accords multifibres a eu les mêmes conséquences au Canada qu'aux États-Unis et en Europe mais à un degré moindre. Selon Jim Peterson, le ministre du Commerce International canadien, le gouvernement a fait très attention aux effets néfastes que pourraient avoir la fin des quotas sur l'économie du pays se préparant même à la mise en place éventuelle de clauses de sauvegarde. Mais il n'en n'est rien puisque le Canada a relativement été épargné par la déferlante chinoise. Les importations chinoises de vêtements et de textiles chinois sont quasiment similaires en janvier 2004 et 2005.
Cependant, le pays reste sur ses gardes. Des syndicats comme la Fédération des travailleurs du Québec et le Unite Here (40 000 salariés) demandent au gouvernement de réagir dès maintenant en imposant des restrictions aux importations textiles de Chine. De plus en plus d'entreprises ferment et le nombre de salariés textile est en baisse depuis 2002; il était de 94 000 en 2002 contre 71 000 en 2004.
source: http://www.rcinet.ca/rci/fr/chroniques/9451.shtml
photo: http://jentreprends-et-jaime-ca.typepad.com/mon_weblog/concours_prix
29 novembre 2006
Les Etats-Unis imposent des quotas.
Mardi 10 novembre 2005, à Londres, un accord a été signé entre le ministre chinois du Commerce, Bo Xilai, et le le représentant américain pour le Commerce, Rob Portman. Le but de cet accord est de limiter les exportations de textile chinois aux Etats-Unis jusqu'en 2008 qui ont bondi de plus de 600% . La Chine pourra exporter à un taux de progression de 10% en 2006, 13% en 2007 et 17% en 2008. Ces restrictions s'appliqueront sur 34 catégories de produits et c'est là une énorme concession de la part des Chinois.
source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/071/article_39677.asp
photo: http://www.hkchcc.org/hongkong-china.htm
28 novembre 2006
Des marchandises bloquées aux douanes
Depuis les quotas de juin 2005, des millions de produits textiles sont bloqués aux douanes de ports européens et chinois. Les entreprises européennes sont furieuses de ne pas pouvoir être approvisonnées.
Lors du 8e sommet annuel entre la Chine et l'Union européenne à Pékin, l'UE et la Chine se sont mis d'accord: 50% des 80 millions de pièces bloquées pourront entrer sur le territoire européen et les 50% restant seront décomptés des quotas de 2006. Dorénavant, si une catégorie de produit dépasse le quota mais qu'il y a pénurie, la quantité excédentaire pourra être déduite d'une autre catégorie qui n'a pas dépassé les quotas.
source: http://www.chine-informations.com/mods/news/textiles-accord-entre-la-chine-et-lue_3652.html
27 novembre 2006
Rupture de stock
Suite à la réintroduction de quotas sur le textile chinois dans les pays de l'UE en juin 2005, les grandes enseignes de vêtements (Auchan, Carrefour, Leclerc, C et A, Galeries Lafayette, Le Printemps )se retrouvent en pénurie : "les marchandises sont payées, livrées, conditionnées avec nos marques mais sont retenues en douane", regrette Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes de l'habillement. Les enseignes se défendent en soulignant que les commandes auprès d'usines chinoises ont été passées avant la mise en place des quotas.
Une confrontation a donc lieu entre les petits commerçants en faveur de ces restrictions et les grandes marques qui risquent de ne plus rien avoir à vendre. Charles Melcer, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH), accuse les grands magasins français de produire uniquement en Chine au grand détriment des usines françaises contraintes à fermer leurs portes.
26 novembre 2006
Enfin un accord entre Pékin et l'UE!
Le 11 juin 2005, Mandelson est parvenu à un accord avec son homologue chinois Bo Xilai. Désormais la croissance des exportations de la Chine sur 10 catégories de textiles devra être limitée à entre 8 et 12.5% et ce, jusqu'en 2008. Mandelson déclare que "l'arrangement global représente une bonne affaire pour la Chine tout en donnant du répit à l'industrie européenne qui peut à nouveau respirer". Il affirme être ravi de ne pas eu recours aux mesures de sauvegarde avec la Chine et d'avoir privilégié le dialogue afin de ne pas détériorer les relations entre les deux pays. Reste aux 25 à approuver cet accord ce qui à priori semble bien parti selon le commissaire européen.
25 novembre 2006
les réactions de Pékin
Suite à la demande de consultation de la part de l'UE, le ministre du Commerce chinois, Bo Xilai a accusé l'UE d'enfreindre les règles de l'OMC et de vouloir imposer de nouveaux quotas sans preuves concrètes. L'UE aurait dû se préparer progressivement à la fin des quotas.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré que la Chine était prête à prendre les mesures nécessaires à la résolution de ce conflit.
Le président chinois Hu Jintao a rassuré Jacques Chirac lors de leur récente rencontre à Moscou et a rappelé sont désir de régler le problème.
Feng Zhongping, directeur du Département de la section européenne de l'Institut chinois des Relations internationales contemporaines a annoncé: "Les deux parties doivent régler ce problème de manière prudente afin de promouvoir un commerce juste et libre dans le monde".
Le entrepreneurs chinois quand à eux, craignent les répercussions que pourraient avoir l'enquête de l'UE sur leurs affaires.
Sources: http://www.chine-informations.com/mods/news/textile-les-quotas-decides-violent-les-regles-de-lomc-selon-pekin-chine_3377.html
http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-05/17/content_115946.htm
http://fr.wikipedia.org
24 novembre 2006
Lancement des consultations
Mardi 17 mai 2005, Peter Mandelson a décidé d'entreprendre les négociations avec les partenaires chinois. C'est le début des consultations car l'enquête a prouvé qu'il y avait bien distortion sur ces 9 types produits. Mandelson a tenu à rassurer les Chinois en affirmant qu'il ne cherchait pas à mettre en place de nouveaux quotas. Il compte sur la coopération de ses homologues afin de résoudre rapidement le contentieux. Mandelson donne 15 jours aux Chinois pour parvenir à un accord. Si par malheur ce n'était pas la cas, des quotas temporaires seront instaurés.
Les 25 devront approuver unanimement les propositions de Peter Mandelson.
Sources: http://www.chine-informations.com/mods/news/lue-propose-louverture-de-negociations-formelles-a-la-chine-sur-le-textile_3347.html
http://www.chine-informations.com/mods/news/textile-chinois-feu-vert-des-25-a-la-procedure-durgence_3364.html
23 novembre 2006
L'UE unie?
Les 25 pays de l'UE ne sont pas tous à l'unisson quand à la mise en place de mesures protectionnistes.
L'Italie, le Portugal et la France sont les trois pays les plus alarmés face aux importations massives de Chine.
La Grande Bretagne, la Suède et l'Allemagne sont contre le retour de barrières restrictives. La Suède et son géant textile H&M produit ses vêtements principalement en Chine. L'Allemagne pour sa part, n'a plus vraiment d'industrie textile, il n'y a donc aucun intérêt de se mettre à dos la Chine et de brouiller les relations commerciales qui existent entre les deux pays. Ces pays ont été les premiers pays à délocaliser massivement vers la Chine.
La Commission Européenne a trois mois pour négocier avec la chine et parvenir à un accord.
En tout, 13 pays (France, Italie, Portugal,Espagne, Pologne, République Tchèque, Slovaquie,Hongrie, Belgique, Slovénie,Lithuanie,Grèce et Chypre) sur 25 souhaitent que la Commission Européenne agisse tout de suite et n'attende pas les trois mois de négociation prévus par l'accord ATV.
Même si les 25 sont plus que divisés sur la question, ils se sont efforcés à faire front uni et à montrer leur solidarité face à la chine.
Sources: le point 28/04/05 - N°1702 - Page 84 -"Textile Chinois, l'Europe s'effiloche" de Caroline Puel
http://qu'informatisions/mods/news/ue-les-europeens-solidaires-face-a-la-chine-sur-le-dossier-du-textile_3300.html
22 novembre 2006
Guillaume Sarkozy accuse la Chine de dumping!
Guillaume Sarkozy frère de Nicolas Sarkozy et président de l'Union de l'Industrie Textile (UIT) accuse la Chine de dumping et de fausser le commerce mondial en pratiquant des prix plus que cassés. Ceci est pour lui une "stratégie d'état" de la Chine afin de dominer le secteur textile dans le monde. La Chine ne respecte pas les règles de l'économie de marché et cela doit cesser grâce à l'intervention de la Commission européenne.
Si rien n'est fait, la France pourrait perdre entre 15000 et 20000 emplois dans la filère cette année.
